Off\On #8 : retour enchanté

Crédits photos : Ben Cozik

3ième édition de notre formule expos photo / concert et troisième coup de cœur  en ce samedi 13 Mai 2017 !

Définitivement, ces photos d’artistes sur scène ou en portrait valent le détour, alors n’hésitez pas à faire une petite halte pour les contempler. Elles seront visibles jusqu’au 03 juin au sein de  notre belle médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier.

Un grand Merci au photographe Renan Péron d’avoir pris part à notre souhait, que ton talent perdure…

Réunir dans un même lieu culturel  l’image et le son ne serait envisageable sans l’enthousiasme d’Anne-claire Vilbert,  responsable de la médiathèque à qui nous adressons un Merci sincère.

Les deux sets de Sylvain Texier du groupe The Last Morning Soundtrack au vernissage de l’expo photo et plus tard au bar associatif le bar d’à côté (appelé aussi  par les intimes et fidèles le « Bardac ») ont marqué les esprits.

Nous ne remercierons jamais assez Sylvain Texier pour ses deux concerts où son univers musical nous a permis de nous évader et de nous sentir plus léger et contemplatif.

Et puis bien sûr, nous avons pris possession du bardac toute la soirée et c’est en toute logique que nous  remercions aussi toute l’équipe bénévole impliquée pour leur confiance renouvelée et leur fidélité auprès de nos projets.

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 17 juin sur notre scène Off\On !  lors de la prochaine Fête de la Musique à Saint Aubin du Cormier.

Off\On !

Petit bonus : voici le lien musical du  nouveau projet de Sylvain Texier, Ô Lake :

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The Last Morning Soundtrack – Promises of Pale Nights

23h00. Il se fait tard et je me suis encore perdu dans les méandres d’Internet, à flâner de musiciens en musiciens, passant allègrement du folk au funk, du rock à l’électro, quand, au détour d’un lien, une image capte mes yeux plissés de fatigue. Cette image, c’est une pochette d’album, l’album d’un artiste au nom très cinématographique “The Last Morning Soundtrack”. J’appuie sur le bouton “play” et voilà que sans crier gare, les premières notes m’emportent, mes yeux se ferment alors machinalement et voilà qu’une série d’images défilent les unes après les autres, images qui font écho à cette bande son encore inconnue et pourtant si accrocheuse. Depuis ce moment volé, cette bande son s’est définitivement imprimée dans ma mémoire et “Promises of Pale Nights” est devenu un album miroir, ces albums qui ont le don d’arrêter le temps pour nous transporter ailleurs.

Pour réaliser cette magie, Sylvain Texier, le leader de “The Last Morning Soundtrack”, a tissé un lien entre le folk cristallin de Sufjan Stevens (en particulier l’album “Carrie and Lowell”) et le néo-classique d’artistes comme Nils Frahm ou Peter Broderick, les deux icônes du label “Erased tapes”. Il lui suffit juste de quelques notes et de quelques silences pour construire des mélodies accessibles et accrocheuses, et pourtant si mystérieuses. Les arrangements sont à la fois minimalistes et complexes, se dévoilant au fil des écoutes. A travers les différents morceaux, Sylvain Texier, multi-instrumentiste, joue, ou plutôt caresse ses guitares, ses claviers, sa basse ou sa batterie. Il adapte à sa manière le fameux dicton “Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les plus belles ?”  Et tout est beau dans l’univers de cet artiste ! Se succèdent un beau lumineux (“Our Wasted Sighs”), un beau déprimant (“Echoes of our days”), un beau détaché (“From Now On”) ou un beau galant (“Rendez-vous”) pour n’en citer que quelques-uns.

Pour toutes ces bonnes raisons, chers lecteurs, je ne peux que vous conseiller cet artiste, je vous promets que vous fermerez aussi les yeux à l’écoute de cette bande son et que vous serez éblouis par les  images qui défileront. Et, cerise sur le gâteau, Off\On ! vous propose de vivre en direct une telle expérience ! En effet, The Last Morning Soundtrack fera pour nous un double plateau le samedi 13 mai à Saint-Aubin-du-Cormier. Un premier set acoustique sera donné à 17h00 à la médiathèque pour le vernissage de l’exposition du photographe Renan Péron, puis un deuxième set complet sera proposé au Bardac’ à 21h00. On compte sur vous, c’est si beau de fermer les yeux…

Julien for Off\On !

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L’expO #3 – Renan Péron / The Last Morning Soundtrack – Samedi 13 Mai

En ce mois de mai, Off\On ! sort enfin de sa sieste et se prépare de nouveau à vous enchanter chers lecteurs.  Et dès le 9 mai (jusqu’au 3 juin), avec une exposition du photographe Renan Péron à la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier. Pour l’occasion, nous invitons « The Last Morning Soundtrack », le projet folk classieux et intimiste de  Sylvain Texier. Un premier set intimiste sera donné lors du vernissage de l’expo le samedi 13 mai à 17h00 qui sera  suivi en soirée (21h00) d’un concert au Bardac durant lequel il vous fera découvrir plus amplement son univers à la fois cinématographique, mélancolique et poétique. D’ailleurs, n’hésitez pas à aller flâner sur  les liens de ces deux artistes que nous sommes ravis de recevoir… Regardez, écoutez, et venez nous rejoindre le 13 mai !

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Papapla – 17/02/2017 – Bardac’ – Saint-Aubin-du-Cormier

papapla

A vos agendas! Le groupe Papapla fera son premier concert le 17 février à Saint-Aubin-du-Cormier au Bardac’, le fameux bar associatif qu’on adore à Off\On ! Notre enthousiasme vient du fait que Paplapla constitue en réalité la suite des pélégrations de Thierry Lolon qui menait déjà en solo le groupe rennais “Band of Ghosts”. En 2011, il nous avait gratifié d’un magnifique premier album “The Bag” fortement influencé par l’indie folk et l’americana et on attendait vivement la suite depuis. Mais tout cela est presque de l’histoire ancienne, le projet ayant pris définitivement une toute nouvelle direction, beaucoup plus libre et expérimental. Secondé maintenant par Martial Hardy, les deux acolytes, véritables érudits de musique, n’hésitent plus à emprunter sans cesse des chemins de traverse, en alternant sans complexe le chanter, le parler et les morceaux instrumentaux. Le folk britannique est autant à l’honneur que le folk français (Bertrand Belin), en passant par les States avec notamment les travaux acoustiques de Yo La Tengo (“Fakebook” et “Stuff Like That There”). Fort de cette liberté, les premiers morceaux du groupe abordent différents thèmes, de l’insignifiance (“La plage”) à l’incompréhension (“What am I doing here”) en passant par la solitude (“Maurice waltz”), jouant ainsi sur les émotions de l’auditeur. Émotions amplifiées par la voix magnétique de Thierry, qui se livre ici à un véritable travail d’orfèvre, et par le jeu de guitare de nos deux musiciens, à la fois maîtrisé, libre et décomplexé. Avec ce premier essai, ovni folk définitivement inclassable, le duo a mis la barre très haute et on a hâte d’inaugurer leur baptême de feu le vendredi 17 février. Tout simplement immanquable!

Julien for Off\On !

Toute la programmation du Bardac’ sur   http://bardac.blogspot.fr/

Le facebook de Papapla : https://www.facebook.com/papapla-1674785066171019/

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Rover – Let it glow – le 11 février à Saint-Aubin-du-Cormier

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Cette chronique constitue une première : c’est en effet ma première chronique sur un artiste ‘mainstream’, c’est-à-dire à la fois encensé par la critique (nominé aux Victoires de la musique par exemple) et le public (plus de 200 concerts à son actif). Par conséquent, cette chronique se doit d’être mainstream. Aucune référence à Dad Rocks!, Mha ou Lady Jane ne sera autorisée, ne devront être citées que des icônes emblématiques, ceux qui ont soi-disant changé le cours de la musique !

 Car Rover a décidé de relever le défi ultime : le défi d’être un rockeur ! Or, en France, qui dit rockeur dit inévitablement… Johnny. Le terrain est complètement obstrué. A titre d’exemple, il a fallu presque une vie entière pour qu’on considère Bashung comme un rockeur. Matthieu Chedid, alias -M-, a cru atteindre le graal il y a une dizaine d’années mais depuis, il est redevenu un simple compositeur/chanteur français ! Non, c’est comme ça : en France, la définition du rockeur, c’est Johnny, ou Eddy Mitchell à la rigueur ! Et pourtant, en 2011, un colosse a réussi à surgir de nulle part, à se faire un petit nom, puis un plus grand, avant d’exploser avec son premier album éponyme… Cet artiste, c’est donc Rover. Il avait en effet tout pour plaire sur le papier : compositeur, multi-instrumentiste, voyageur du monde (de New-York aux Côtes-d’Armor en passant par Beyrouth et Berlin). Ses références étaient les Beatles (à 6 ans, il était déjà bouleversé par  ‘A day in a life’, c’est pour dire), les Beach Boys, Bob Dylan ou  Lou Reed, enfin bref, que du bon !

Malgré tout ça, mélomane averti que je suis, j’étais méfiant à l’époque devant un succès aussi fulgurant et immédiat, succès concrétisé d’ailleurs par une première nomination aux Victoires de la musique en 2013 en tant qu’ ‘artiste révélation du public’, puis deux ans plus tard, par une autre nomination pour ‘l’album rock de l’année’.  Alors quand on nous a chaleureusement proposé de nous associer à son concert (en passant, un grand merci au centre culturel de Liffré et à l’Espace Bel Air de Saint-Aubin-du-Cormier), ma réaction fût assez ‘mi-figue mi-raisin’. Mais j’ai décidé de jouer le jeu… Et j’ai écouté ce deuxième album : ‘Let it glow’. Car oui, je dois le reconnaître : j’avais fait l’impasse jusqu’à présent sur Rover…

Et là contre toute attente, le Monsieur m’a épaté dès le premier morceau, ‘Some Needs’ : cette chanson, c’est du pur Bowie, du copié-collé de la période ‘The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars’. Sauf que cette période est excellente et qu’une chanson comme ça, on n’en avait pas entendu depuis 25 ans pour être précis ! Cette chanson, c’est un peu un rêve de fou pour les amateurs de Bowie (dont je fais partie), comme si elle sortait d’un coffret d’inédits! D’ailleurs, le début de l’album sonne très seventies, avec ce folk psychédélique, léger et coloré. Avant de s’assombrir dans une deuxième partie plus atmosphérique, plus sombre et plus électrique. Le fil conducteur est cette voix, cette voix caméléon et protéiforme, assurant à la fois une incroyable cohérence à l’album tout en définissant une identité propre à chaque titre !

Alors oui, devant un tel talent, je baisse les armes, tout attaché au rock indé que je suis, et allergique au mainstream dont nous bombardent les radios à longueur de journée, je dois admettre que j’adore cet album !  Rover ne va peut-être pas révolutionner la musique mais ce qu’il fait est tout simplement impressionnant, et honnêtement ça fait vraiment plaisir qu’un gars proposant une telle musique ait réussi à percer. Alors, petit conseil, faites comme moi : laissez vos éventuels préjugés derrière vous ou soyez tout simplement curieux, écoutez Rover, et encore mieux, venez le voir le 11 février à l’Espace Bel Air de Saint-Aubin-du-Cormier ! Il serait fort possible qu’il soit nominé une troisième fois aux Victoires de la musique en tant que meilleur spectacle, et vous seriez alors fier de pouvoir dire : « j’y étais » !

Julien for Off\On !

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Lady Jane – 11 Février – Saint-Aubin-du-Cormier

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Le 11 février, Off\On ! a le plaisir de vous proposer en première partie de ‘Rover’ le groupe rennais ‘Lady Jane’ qui aura l’honneur de venir jouer en formation XXL (8 zicos!). En 2013, le groupe sortait son magnifique cinquième album ‘Things we forgot on vacation’ fortement influencé par le blues, mais un blues assez terrible qui piochait à la fois dans le rock garage/noisy que dans la pop. D’ailleurs, j’avais tellement accroché à l’époque que je n’avais pas résisté à écrire une chronique que je vous repropose, faussement par fainéantise  mais pour vous confirmer que mon avis n’a pas changé depuis. Ça fait 3 ans que j’écoute cet album et ça fait fait 3 ans que je prends du plaisir. C’est grâce à lui que j’ai recommencé à acheter des vinyles. C’est aussi grâce à lui que j’ai commencé à collectionner les albums du label « Les disques Normal ». Alors pour tout ça, comme dirait mes trois petits extraterrestres préférés, je vous dois une reconnaissance éternelle….

Cher lecteur, les vacances d’hiver sont derrière vous, une nouvelle année 2017 débute, des nouvelles résolutions pointent leur nez et pourtant le train train quotidien a repris sa place… Vous avez fait un petit tour dans votre médiathèque préférée à la recherche d’un album flamboyant qui vous donnerait la pêche, avec des morceaux courts et concis, directs et accrocheurs, avec une pointe d’expérimentation… Mais rien! Vous vous êtes alors perdu sur internet, parcourant sans relâche sites, blogs, deezer, 1D touch et j’en passe… mais toujours rien. Stoppez vos recherches, vous avez déjà perdu trop de temps, Off\On ! a trouvé cette perle rare ! Elle est là, juste là, à portée de vos oreilles, elle n’attend plus que vous, il suffit juste d’appuyer sur le bouton play… . Attention, le choc va être terrible: c’est du psyché-blues rock et ça va durer à peine 40 minutes, en gros 12 fois 3:30 minutes chrono…

Cette perle rare, c’est “Things we forgot on vacation”, cinquième album du groupe rennais Lady Jane. Et cet album, c’est tout simplement une exception qui contient ce fameux truc indéfinissable qui fait la différence. Vous n’avez jamais entendu parlé du groupe, vous ne connaissez rien sur eux, et pourtant dès la première écoute, vous accrochez, c’est exactement ce que  vous cherchiez. D’ailleurs, on a toujours peur que ce truc se dissipe après quelques écoutes, ce qui se produit assez souvent, mais dans ce cas présent, non, ça résiste au temps, vous ne savez pas pourquoi c’est comme ça…

Voila le tour de force qu’à réussi sur moi Lady Jane et j’espère bientôt sur vous, un album qui sonne comme une évidence. Dans un premier temps, je pense que j’ai craqué pour l’ambiance qui se dégage de cet album, un hallucinant road movie blues rock qui te colle à l’oreille du premier au dernier morceau. Tout s’enchaîne à merveille, une vrai chanson d’introduction qui te plante le décor et dès la deuxième on se lâche et c’est partie pour un feu d’artifices de 40 min, chaque morceau sonnant comme un tube en puissance. D’ailleurs, l’intro de chacun est bluffante, vu qu’en deux/trois accords, le morceau est identifiable, des vrais petits génies ces gars-là ! Ils ont clairement trouvé la formule magique et pourtant si délicate, ce savant mélange contradictoire entre mélodies accrocheuses et directes et expérimentation.

Vu la tonne d’éloges que je viens d’écrire, je pense que vous avez tous compris que cet album est aussi génial que méconnu. Donc, mélomane que je suis, il y a deux possibilités qui s’offrent à moi : soit je garde ce petit secret pour moi, soit j’essaie d’en faire profiter le maximum de gens. Dans le deuxième cas, je prends le risque qu’ils deviennent super connus, qu’ils jouent devant de milliers de personnes et qu’ils perdent leur insouciance. A tout réfléchir, je vais quant même choisir cette option, ça me ferait tellement plaisir qu’un groupe comme ça explose !…

Julien for Off\On !

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