Venez vous abriter dans le garage d’Arthur… (Épisode 8)

Nouvel épisode de notre série « Venez vous abriter dans le garage d’Arthur… » avec le Désert Festival qui aura lieu les 25 et 26 mai pour sa 1ère édition officielle en lisière de forêt de Brocéliande.

 

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Né dans le jardin d’Arthur Paichereau et de Marion Combot au lieu dit le Désert à Maxent (https://goo.gl/maps/7Jt9rhaNZ4z), organisé par l’association « Les Anguilles Production » lancée par Marion l’an passé, le festival continue de prendre de l’envergure et propose pour les adeptes de rock 3 groupes par soir les vendredi et samedi. Cette année, le paquet a été mis sur la communication du festival –vous ne pouvez pas rater la très belle affiche réalisée par Cécile Aurégan- et gageons qu’il va y avoir du monde !

Cette édition s‘annonce tout aussi succulente que l’an passé. Préparez-vous à y entendre notamment BOPS (Rennes–Paris Montparnasse)  BIG DADDY’S BOOBS (Plélan le Grand),  THE WISE DUDE’S REVOLVER (Nancy), ELECTRIC NETTLES (Maxent, groupe d’Arthur), KAVIAR SPECIAL (les Rennais l’on ne présente plus qui sont en train de conquérir la France… bientôt le monde ! avec leur rock énergisant et revigorant, on a eu la chance de pouvoir interviewer Adrien et Vincent, voir ci-dessous)et  LEVIATHAN (Rennes).

Pour vous faire une idée du festival, vous pouvez toujours écouter sur bandcamp les prestations des groupes de l’an passé. Il y avait en autres Versatil Monster l’autre groupe d’Arthur, mais aussi l’excellent groupe scénique de Plélan le Grand, Martabaff, sans oublier la référence rock garage Chouette pour une de leurs dernières apparitions, l’excellent duo Culture Emotion ou encore Initials Bouvier Bernois et Druids of the Gué Charrette!

 

En plus y’a de la bière locale de Plélan (bière de l’Ombre) et de superbes chemins de rando (à VTT, à pied) pour ceux qui voudraient faire un peu de sport entre les 2 soirées ! Sans oublier la kermesse gratuite du samedi AM entre 14h et 19h…

Plus d’infos sur cet excellent festival de 2 jours à l’adresse suivante : https://www.ledesertfestival.com/

Et pour en savoir davantage sur la tête pensante du festival, personnage clef du rock garage rennais des années 2010, ingénieur du son et musicien, vous pouvez lire les chroniques de l’été dernier (onglet Garage !) sur Arthur et son (rock) garage avant de découvrir son (rock) jardin les 25 et 26 mai prochains !

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BONUS : SPECIAL INTERVIEW KAVIAR SPECIAL

Et pour l’occasion, nous avons réalisé une interview de  Kaviar Special avec le bassiste Adrien Alliot et le guitariste/chanteur Vincent Henri , interview réalisée juste après la release party de leur 3e et nouvel album Vortex à l’UBU. Après une tournée d’une dizaine de dates entre Quimper, Nantes, la région parisienne, l’est, le nord et le sud de la France, ils nous reviennent en région rennaise, avant de poursuivre par d’autres dates et les festivals de l’été (Art Sonic, Binic)

Il y a eu beaucoup de ferveur dans le public à l’occasion de la release party de votre nouvel album à l’UBU. Vous aviez l’air très concentrés lors de votre prestation! Comment vous sentiez-vous sur scène? 

Vincent : Un peu stressé en arrivant sur scène, c’est une date importante pour nous et le début de la tournée. On connaissait beaucoup de monde dans la salle et il était relativement tôt, les gens étaient attentifs, alors il fallait l’être aussi. Mais une fois que le set est lancé, on ne pense plus à ça et on se met complètement dedans.

Adrien : Nous étions concentrés, le set est nouveau. C’était le premier test avec un « vrai » public après la résidence à l’Ubu avec un public réduit pour définir le filage et une toute première date en région parisienne. C’était donc notre premier test grandeur nature pour voir comment serait perçu l’ensemble. Nous étions donc très focus, très concentrés. Ce sont aussi nos premières dates avec Bastien au clavier, il est toujours difficile de savoir ou chaque musicien se place soniquement. Les placements sur scène à 5, c’est nouveau. Le batteur a été placé au milieu, ça dynamise le groupe mais ça crée une appréhension pour apprendre à maitriser tout ça.
Cueillir les gens dès 20h30 en début de soirée, ce n’est pas facile. On n’est pas des ambianceurs, des chauffeurs de foule. Malgré tout ça, pour nos dernières tournées, quand on compare les lives de début de tournée avec ceux de fin de tournée, ça n’a rien à voir ! C’est assez subtil, on ne s’en rend pas compte au fur et à mesure des dates, mais on développe des automatismes, on se libère et on joue mieux ! On n’a pas trop de recul pour cette tournée qui commence, mais ça va très certainement se passer de la même manière. On fait évoluer les morceaux. « Starving », on l’a fait évoluer pour prendre du plaisir à toujours le jouer. « Sabadidon » très punk, très bourrin, qu’on mettait en fin de set et qui marchait bien, on a préféré l’abandonner pour cette tournée pour garder un set de 12-13 morceaux avec les choses nouvelles qu’on a envie de montrer. « Starving » et « Runaway » ont bien marché à l’Ubu! Les gens connaissaient les morceaux et les fredonnaient, c’est chouette !

Votre nouvel album Vortex sort sur 4 labels dont le label rennais Beast Records qui était déjà le label des précédents albums. Vous restez fidèles à Rennes… Vous y habitez tous les 5, vous y donnez beaucoup de concerts. Avez-vous déjà envisagé de quitter la ville?

Vincent : Certains d’entre nous sont partis vivre à Paris pour leurs études, mais finalement on est tous à Rennes, et je pense que c’est parti pour durer encore un temps. C’est une ville agréable, ou tout est à proximité, personnellement je ne suis pas prêt de partir.

Adrien: Leo (Note : l’autre chanteur guitariste du groupe) et moi avons vécu sur Paris –moi pendant 4 ans jusqu’à l’obtention de mon master de pharmacologie. C’étaient des aller-retour permanents entre les 2 villes. Maintenant je suis installé à Rennes. Si je quittais Rennes, ce serait sans doute pour Paris car j’y ai des copains et il y a forcément beaucoup à faire musicalement. Mais je n’envisage pas du tout de quitter Rennes dans les 10 prochaines années. Je m’y sens bien, j’ai mes repères. J’avais peur de m’ennuyer après Paris mais pas du tout, c’est la ville de mon enfance !

Presque 40 ans après le début des trans, 10-15 ans après les débuts de Seb Blanchais avec son label Beast Records, on sent qu’il se passe quelque chose pour le rock à Rennes depuis 2010-2011. Vous contribuez largement à ce revival. Est-ce que faire du rock garage vous y a aidé?

Vincent : Il y a pas mal d’évènements garage à Rennes, notamment dans les bars, donc c’est vrai que faire du garage c’est réalisable et les gens viennent voir les concerts, on peut se faire la main dans plein d’endroits. Mais ce n’est pas non plus la raison pour laquelle on a commencé à en faire, on n’aurait jamais imaginé aller jusque-là et encore moins « contribuer à ce revival », au départ c’était juste pour se marrer entre potes, on n’avait pas de plan de carrière.

Adrien: Oui carrément. Le rock garage, c’est la case dans laquelle on mettait tous les groupes rennais dans les années 2010. Il y a eu énormément de groupes à ce moment-là. On a créé le groupe en 2011-2012. Il y a eu les Sapin, les Madcaps, Sudden Death of Stars. Tous ces groupes se réunissaient derrière le terme « nouvelle scène garage » pour les groupes de rock, pour les potes qui aimaient se réunir entre eux pour jouer ensemble. Le terme a fidélisé énormément le public, a réuni les groupes entre eux. On est toujours super potes. Ensuite, on voit l’évolution de chaque groupe, chacun a une identité propre. Rock, reverb, lalala au début, garage quoi ! ensuite les Sapin ont fait un truc plus country, les Madcaps plus soul, nous plus psyché-pop. S’il n’y avait pas eu ce point de rencontre autour du garage, on aurait dit, tiens il y a un nouveau groupe de country, un nouveau groupe de soul, un nouveau groupe psyché-pop… Le terme garage a fédéré énormément, public et groupes !

Hors de la scène rennaise, quels groupes appréciez-vous? Avec lesquels vous verriez-vous partager la scène ?

Adrien: On est très lié aux Madcaps avec lesquels on a fait 2 tournées en Europe, avec Sapin aussi. C’est toujours très cool de partager la scène avec eux. Humainement ça se passe très bien avec la majorité des groupes avec lesquels on tourne, ensuite c’est une question de cohérence de plateau, de scène à laquelle veillent les organisateurs de dates. On était très contents de partager la scène avec Forever Pavot à l’UBU pour notre release party mercredi dernier même si on ne fait pas tout à fait la même musique.

Même question en dehors de la France (l’Europe, les Etats-Unis, l’Australie)… Préparez-vous une tournée là-bas?

Adrien: J’aimerais bien mais priorité à la France aujourd’hui ! Les tournées à l’étranger doivent être bien préparées pour avoir un vrai public. Il faut être diffusé, distribué en amont pour assurer une tournée qui fonctionne sur la durée. Un promoteur local qui fait de la communication est indispensable.

Vincent : Pas pour le moment, mais ce serait vraiment quelque chose qu’on apprécierait faire. Je suis allé à un festival en Californie il y a un an, le Desert Daze Festival, et toute la prog était dingue, une bonne partie des groupes qui m’intéressaient s’y trouvaient, et j’ai pris une sacrée claque ! Être programmé là-bas, ce serait vraiment quelque chose.

Votre nouvel album Vortex sonne beaucoup plus produit que les précédents et votre prestation scénique est beaucoup plus aérée, atmosphérique, tout en gardant ce son compact qui vous est propre. A tire d’exemple, le titre « Highway », présent sur le split avec Regal, sur le #2 puis entendu à l’Ubu mercredi soir, permet de bien sentir cette évolution. Est-ce une orientation que vous souhaitez dorénavant suivre sur la scène comme en enregistrement?

Adrien: Aérer les choses oui ! Rendre les lignes mélodiques et les éléments que l’on souhaite faire entendre en live comme en concert lisibles. Attirer l’oreille vers un arrangement souhaité plutôt que d’avoir un bloc solide qui pulse uniquement. On veut essayer de garder les 2 composantes, le bloc dynamique qui propulse et faire passer les arrangements en même temps par le côté aéré. Mais ce n’est pas facile…

Vincent : On s’est rendu compte peu de temps avant le concert à l’Ubu que notre priorité était d’enchainer les morceaux un maximum pour qu’il y est le moins de temps mort possible. Mais à force de le faire, on a réalisé qu’aussi bien les gens qui viennent nous voir que nous même avions parfois besoin de reprendre notre souffle, de calmer un peu le jeu pour pouvoir repartir plus fort après, créer de l’impact. On essaye toujours de se mettre dans la peau de la personne qui vient nous voir, et on trouvait le set un peu dense, linéaire, du coup c’est certainement quelque chose qu’on va conserver et mettre un peu plus en pratique prochainement.

Kaviar Special

[Crédits photo : Virginie Strauss et Jimmy Léveillé]

A propos de l’ordre des morceaux de votre dernier album Vortex, l’avez-vous pensé pour le vinyle?

Adrien: La face B du vinyle qui commence avec Bedroom peut être entendue comme plus instrumentale mais si on n’a pas forcément réfléchi la tracklist en terme de vinyle . C’est vrai que Back to School à la fin de la face A coupe un peu au milieu. Sur le vinyle, il y a des transitions entre morceaux qui n’existent pas sur le CD où les morceaux sont clairement séparés.

Vincent : On a essayé de le penser pour le vinyle et pour le cd/digital aussi, qui doit certainement être le support le plus écouté des deux. On a donc essayé de raisonner en faces, et de faire en sorte que ces deux faces s’enchainent bien.

A propos de votre identité visuelle. L’évolution de vos pochettes d’albums est à l’instar de votre musique, en constante évolution. Prenez-vous part au travail des graphistes/dessinateurs ?

Vincent : Concernant les albums précédents, les artistes nous faisaient des propositions et on se concertait entre nous pour savoir si ça collait avec le disque ou pas. Pour le dernier, on a envoyé l’album à Valentin Pinel pour qu’il puisse l’écouter et nous en proposer sa vision. On a voulu changer d’orientation et partir sur une photo ou un photo montage plutôt qu’un dessin, et il nous a proposé cette pochette, qui était un peu différente au début. Elle est le résultat d’un va-et-vient entre Valentin et nous, qui nous proposait plusieurs versions avec des couleurs, des motifs différents, et on est finalement super content du résultat.

Adrien: On a souhaité garder la continuité psychédélique des albums précédents, tout en cherchant une rupture en partant vers le côté photographique. Là c’est de la vraie photo-image, avec du collage. C’est moins coloré, plus sombre, ca correspond à des morceaux plus sombres que sur les précédents albums. Un bel album, bien produit, avec un beau son, on a souhaité qu’il soit accompagné d’une belle pochette. De plus, avec la diffusion numérique, la vignette qui accompagne le fichier représente en général l’album, on voit la pochette partout. Si t’es pas fier de ta pochette, c’est dommage. Il y a plein d’albums que je trouve géniaux, que j’ai beaucoup écoutés. Malheureusement, ils ont une pochette dégueulasse, je les écoute moins car dans ma bibliothèque Spotify, iTunes, quand je tombe dessus, je n’ai pas envie de cliquer dessus, c’est dommage… Il faut que la pochette soit en lien avec la musique, Jimmy Léveillé nous a fait un logo du groupe également et on est super content du résultat.

Même question pour les clips?

Vincent : Pour les clips c’est du cas par cas, parfois on donne carte blanche au réalisateur, parfois on donne notre avis sur la question et certains détails changent en fonction de nos goûts, ce qui finit par donner un clip plus personnalisé.

Adrien: On s’implique dedans en tant qu’acteurs mais on n’a jamais pris le temps d’écrire un scénario tous ensemble. Il y a Romain Duplessier de The Attic Viceo –et du groupe Dusty Mush sur Howlin Banana- qui a fait des clips à base de traitement/feedback VHS, dernièrement pour notre morceau « Scattered All Around », c’est très low-Fi avec du grain, éloigné de la HD, on a beaucoup travaillé avec lui, il est cantonné à ce registre. On a bossé avec Damien Stein récemment qui a ressorti des images vieilles de 20 ans sur « How Come ». Par contre, c’est quelque chose dont on n’est pas totalement maître. Le challenge de cet album est de créer du visuel avec un bel impact car beaucoup de choses se passent de nos jours sur Youtube. Pour les gens qui nous découvrent à travers internet, l’identité visuelle est super importante pour apprécier notre musique ensuite. Pour Vortex, on a mis le budget dans le son, avoir un bon budget pour les clips serait une bonne chose également. On se fait en ce moment un brainstorming pour savoir avec quels réalisateurs on aimerait travailler et dans quelle direction on aimerait aller…

 

Il est ardu de sortir du lot en musiques actuelles, il y a une telle multitude de groupes… Comment pouvez-vous expliquer les retours très positifs à chacune de vos sorties d’album ?

Vincent : On se rend compte que dans le monde des « musiques actuelles », il y a très peu de groupes garage, c’est peut-être la raison. Et qu’une de nos préoccupations est de trouver des mélodies assez simples qui se retiennent bien, d’essayer d’accrocher les gens avec ça comme nous pouvons l’être avec les groupes qu’on écoute.

Adrien: Ca s’explique par une accumulation de choses très positives. On a eu beaucoup de chance dans le timing. On a été repéré par Jean-Louis Brossard lorsqu’on faisait la première partie de Bikini Machine pour leur release party, et il nous a proposés les Trans. Après les Trans, on a sortie notre album #2 en mai, après il y a eu rock en Seine en août 2017, à chaque fois une espèce de rebond au bon moment, au bon endroit. Il y avait eu Binic en 2015. C’est de la chance en quelque sorte, et beaucoup de travail et du sérieux aussi pour que les choses puissent se concrétiser. On est maintenant tous passé intermittents –sauf Rémi le batteur mais ça va venir- on s’est mis à fond dedans. Rennes a été un très bon tremplin avec l’héritage musical de la ville (petits labels, Transmusicales…)

Faites-vous partie d’autres formations/collaborations? On a entendu parler du projet de Rémi (Carambolage) qui réunit 4 d’entre vous…

Adrien: Le projet de Rémi qu’on essaie de monter en parallèle de Kaviar Special, pour l’instant jusqu’à cet été on met l’accent sur Kaviar, ensuite on verra, il n’y a rien de pressé mais on s’amuse bien !

Vincent : On est tous dans Carambolage, groupe qui est relativement récent, on a joué pour la 5ème fois ensemble dernièrement. C’est le seul side project de Kaviar Special pour le moment. C’est super agréable de jouer dans un autre groupe assez différent, ça permet notamment de prendre du recul sur ce qu’on fait.

Pouvez-vous nous parler de la tournée à venir ? Des festivals qui vous attendent?

Adrien: On a une vingtaine de dates toutes en France et des festivals cet été. Espérons que de nouveaux se présentent. Les programmations ne sont pas encore tombées, en tous cas pas pour les petits groupes…

Vincent : On a pas mal de dates à venir en France, éparpillées sur les prochains mois. Ce qui est excitant, c’est qu’on fait beaucoup de salles dans lesquelles on n’a jamais mis les pieds. En ce qui concerne les festivals, les propositions commencent à venir, on sait notamment qu’on joue pour le Binic Folks Blues Festival, ça va être la tuerie.

L’écoute de l’ensemble de votre discographie révèle un sens réel de la mélodie. Comment se fait le choix des morceaux? Plus généralement, pouvez-vous nous parler de votre processus créatif? La mélodie, le riff d’abord ou les paroles en premier lieu? Comment se passent les arrangements?

Adrien: C’est Vincent et Léo qui composent les morceaux et ils ont clairement un sens de la mélodie qu’ils essaient de faire valoir.

Vincent : Le choix des morceaux, il se fait d’abord au stade de la composition. Quand quelque chose me vient à l’esprit, je me demande si ça va coller avec le groupe, avec le goût des autres membres. La sélection commence à ce moment-là. Généralement, ça part d’une mélodie qui me vient en tête en faisait complètement autre chose, ou un riff qui vient à force de jouer de la guitare ou de la basse. Je trouve des accords, une rythmique de batterie qui colle, et en dernier je cherche des paroles, c’est un peu le plus gros enjeu généralement, même si la mélodie de voix est déjà là. Sur le dernier album, afin de pouvoir bosser plus rapidement, j’ai fait des démos à la maison avec tous les éléments dessus, pour pouvoir présenter quelque chose de concret aux gars. Bien sûr des éléments ont bougé, mais la base était généralement là, même quelques arrangements pour certains morceaux. Pour le reste, on a bossé les arrangements en récupérant les playbacks à la maison on dans notre local de répète et on a cherché des effets de claviers, des delays sur les guitares etc… On a eu aussi pas mal de conseils de notre ingé son, Dane Rapaie, qui joue souvent le rôle du producteur, et qui connait pleins de tricks et qui nous permet de créer concrètement ce qu’on a dans la tête.

Entretien réalisé par Gérald Kergourlay pour Off\On !

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