Stone of a Bitch – Interview

Off\On ! est très heureux d’ interviewer Chris et Loïc de Stone of a Bitch avant leur concert du 3 février à Saint-Aubin-du-Cormier. Stone of a Bitch est le premier groupe non régional à poser ses guitares et ses amplis au ROYAL BUTTER HALL et ça,c’est déjà un petit événement. En tournée française hivernale, ils joueront leur premier (et surtout excellent) album éponyme.

Stone_of_a_bitch_Frontcover

[Crédit Image : Marie ‘Mevelie’]

Présentez-nous Stone of a Bitch.

Loic : On s’est rencontrés sur un festival rock…un Off\On ! de chez nous !

Chris : Cette histoire pourrait très bien se reproduire à Off\On ! d’ailleurs ! (rires)

Loic : Chris jouait avec son groupe de l’époque, moi je faisais partie du staff. J’ai aimé ce que Chris envoyait au chant, ses intonations soul, sur des titres plutôt métal. On a eu l’occasion de préparer des mashups pour l’anniversaire d’un pote, et plus on bossait ensemble plus on voulait essayer d’autres titres, d’autres styles. Et comme ça coïncidait avec un moment de notre vie ou on avait besoin de créer un canal fort d’expression, j’ai proposé à Chris de faire de la compo.

Chris : Une première pour moi ! Je ne savais pas à quoi m’attendre.

Loic : On a officialisé la naissance du groupe en octobre 2016, en partant du principe fondateur que chacun d’entre nous a tôt ou tard une ‘bitch’ en nous ou près de nous, qui menace – notre nom vient de là. A partir de ce moment, on a enregistré jusqu’en juin 2017. Du 100% home-made ! Les pistes ont été mixées/masterisées dans un studio pro pendant l’été, et l’album est sorti en streaming en octobre 2017

Chris : Et on l’a joué en public le lendemain de sa sortie, lors d’une nouvelle édition du même festival… et la boucle était bouclée !

Loic : Enfin… la première boucle seulement ! (rires). Parce qu’on entame 2018 avec cette mini-tournée nationale intitulée « petite cylindrée tour ».

« Un gars, une fille, du rock n’ roll ». Stone of a bitch s’inscrit de fait dans une certaine lignée musicale ; on pense aux White Stripes où à The Kills. Cette formule est-elle subie ou choisie? Vous limite-t-elle ? Avez-vous testé d’autres configurations?

Chris : Haha ! Moi en Chouchou et toi en Loulou ? Ça serait le pompon ! (rires)

Loic : Deux groupes qu’on adore bien évidemment…. même si par rapport à eux, on a des interactions avec plus d’instruments sur scène. On orchestre davantage. Mais indépendamment de ces grandes références, on est nés comme ça nous-mêmes : on a commencé duo acoustique, on a trouvé un équilibre dans le format duo… C’est parfaitement naturel pour nous.

Chris : Ca a des avantages incroyables : on est réactifs, on décide vite… ça va très bien avec nos modes de vie ultra-speed !

Loic : Avant Stone of a bitch, on a chacun expérimenté pas mal de formations plutôt standard, on peut donc comparer ; moi perso ce que j’adore dans ce mode, c’est que réussir à faire sonner tout ça à deux seulement est un challenge permanent ! Aller chercher les arrangements qui fonctionnent, être en permanence actifs pendant qu’on joue..

Chris : …apprendre de nouveaux instruments…

Loic : …pour le plus grand bonheur de Chris ! (rires)

On sent chez vous des influences très diverses. Plutôt que vous demander de définir votre musique, donnez-nous tous les deux 3 albums que vous emporteriez sur une île déserte et un coup de cœur musical récent.

Chris : Trois albums sur une île déserte…hum…alors : Portishead/dummy, Björk/post, Deftones/white pony, System of a down/toxicity et Sia/1000 forms of fear.

Loic : Chris, ça fait 5, ça …tu vas encore payer des frais supplémentaires de bagages (rires).

Chris : …et la découverte récente…j’hésite…mais je dirais The Weeknd, même si c’est pas récent récent !

Loic : Sur une ile déserte je vais vouloir continuer d’exercer mes neurones et mes doigts, alors j’emporte ‘The way of all flesh’ (Gojira). Je vais aussi vouloir ne jamais oublier le sens de la mélodie… ’Shadows collide with people’ (Frusciante). Et aussi garder le sens de l’émotion vocale… avec un live pirate de Diane Birch, ou elle serait seule avec son Rhodes. Et en coup de cœur récent… Chaton, et ses poésies miaulées qui ne me quittent plus la tête.

Y a-t-il une répartition précise des tâches lorsque vous composez les titres?

Loic : Oui : je travaille, et Chris boit des cocktails (rires).

Chris : Ah ben attends… ça nous a permis d’écrire Caribbean dive, c’est pas rien hein ! (rires).

Loic : Non plus sérieusement, tu soumets les thèmes que tu souhaites aborder, par exemple.

Chris : J’interviens aussi sur les arrangements, je suggère les choses que j’entends.

Loic : En fait j’apporte les chansons, et Chris apporte la vie qui va avec !

Ce qui frappe quand on écoute votre album, c’est son éclectisme : pas mal de morceaux catchy, mais quand on arrive à la moitié de l’album, le climat change avec « wolves », « croisette » et « tnbrs » : les titres sont moins frontaux, ont des structures plus complexes.  Ces titres semblent être nés de songes. Est-ce le cas ? Parlez-nous de la construction de tels morceaux.

Loic : Ces changements d’ambiance sont bien sur intentionnels, ils reflètent nos variations d’états d’âme. Moi je passe assez facilement de l’euphorie à la détresse.
Chris : Bipolaire, va !! (rires)

Loic : Et pour ce qui est des rêves, tu crois pas si bien dire, c’est le cas de TnBrs par exemple. Je crois qu’il m’est arrivé dans mon sommeil de faire une NDE, en tout cas ça y ressemblait, et je me suis demandé ce que ça pourrait donner de le mettre en musique.

Chris : En images aussi, parce que Marie (notre graphiste) l’a dessiné, on le voit dans la pochette de l’album.

Loic : Oui c’est très troublant d’ailleurs, elle a réussi à dessiner quelque chose de très proche de ce que j’ai visualise.

Chris : Cette fille a des pouvoirs paranormaux ! (rires).

Loic : Donc pour répondre à ta question : on plonge au cœur de nos émotions, on écoute la musique que nous envoie notre cerveau…et on essaie de la reproduire. Pour ce qui est des textes, on note au quotidien ce qui nous amuse, ce qu’on aime, ce qui nous chagrine, ou ce qui nous révolte. Un peu comme sur notre compte instagram : un post par jour. Il y a toujours un moment ou les images, la musique et les mots se rencontrent.

Vos titres sont riches en arrangements. Comment adaptez vous les titres pour la scène ? Vous élaguez ou vous servez-vous de machines pour coller le plus possible aux versions enregistrées ?

Chris : C’est au cas par cas. On conserve certaines choses, on en supprime d’autres, ou alors on modifie…

Loic : On cherche à explorer en permanence. Sur certains titres on a plusieurs arrangements qui fonctionnent, on passe de l’un à l’autre, selon l’inspiration au moment où on les joue. Ça permet de garder de la surprise. Plus on sera à l’aise avec notre set, plus on se laissera de la place pour des moments d’improvisation.

Chris : Au final les deux choses qui comptent le plus, c’est que ça sonne, et que le public et nous on y prenne un maximum de plaisir.

Le « flow » de Chris est très rythmique, très en place et très percutant. On sent qu’il faut plutôt chercher les origines de votre culture musicale outre-Manche ou outre-Atlantique. Est-ce que l’idée de chanter en français vous a déjà traversé l’esprit ? Est-ce que c’est quelque chose que vous pourriez envisager ?

Loic : Y’a pas que le flow de Chris qui est très percutant… attends de voir son coup de pied retourné façon Viet Vo Dao !! (rires) Ecrire en Français…. J’ai déjà fait ça dans des projets précédents… c’est vraiment un autre exercice. Sous l’étiquette Stone of a bitch ça me parait compliqué, mais on sait jamais…Tu me donnes des idées, là! (rires)

Chris : On chante en Anglais parce que c’est aussi là que se situe notre public, en fait.

Loic : Oui, nos influences principales sont anglaises et américaines, alors je crois qu’on a tendance à écrire spontanément une musique qui se prête bien à l’Anglais. Et toute chance qu’elle soit bien reçue par un public qui partage nos influences, et qui s’attend à entendre un texte Anglais du coup…

On attend la suite des aventures de Stone of a bitch avec impatience. Avez-vous commencé l’écriture de nouveaux morceaux ? Quels sont vos projets ?

Chris : Déjà, la tournée va bien nous occuper jusqu’en juin !

Loic : Les concerts vont nous permettre d’observer ce qui fonctionne bien sur scène. Ca aura probablement une influence sur notre façon d’écrire. A ce stade, tant que ma tête m’envoie de la musique, j’aimerais écrire pour Stone of a bitch

Chris : Ah… et ta tête t’envoie de la musique ces temps-ci ?

Loic : Oui …

Chris : Ah… Bon ben j’ai bien fait de venir à l’interview hein, j’apprends des scoops la !! (rires)

Loic : Sérieusement, on a vécu une année de dingue…

Chris : Pleine de surprises, de rebondissements… de découvertes

Loic : Donc… Oui nos projets c’est de recommencer… avec tout en plus grand ! Plus de production, plus d’instruments, une équipe plus grande, plus de promo, plus de dates…

Chris : …Plus de fans !!

Loic & Chris : Merci Off\On pour cette interview. On souhaite une longue vie au festival, continuez votre travail de passionnés…. On est très impatients de rencontrer le public le 3 février ! Et suivez nos aventures sur https://www.facebook.com/StoneofaB/ ! Bye.

Off\On ! (entretien réalisée par Thierry)

Et vu qu’on s’en lasse pas, de nouveau un lien sur le soundcloud de Stone of a Bitch

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