Venez vous abriter dans le garage d’Arthur… (Épisode 3)

Avec ce coup d’éclat, tout va alors aller très vite. Arthur Paichereau est de plus en plus sollicité pour enregistrer les groupes. Le petit hic, c’est que malgré tout ce qui passe, Arthur Paichereau est encore assez novice dans le rock garage. Il connaît bien sûr les bases avec par exemple les Kinks et les Sonics, des références mais des références qui ne sont plus trop d’actualité. Il est bien sûr carrément fan des Oh Sees (Thee Oh Sees), de Ty Segall et des Black Lips (référence pour Sapin qui sont devenus Sapin en les écoutant) mais bon, ça lui parait assez sommaire pour passer à l’étape suivante. Heureusement, à Rennes, Place Saint-Anne, un homme a le savoir, il s’appelle Sebastien Blanchais alias « Seb Bomb Boogie », Boogie pour les intimes. Il tient le label Beast Records et travaille à Rockin Bones: On est tous allés le voir en lui disant qu’on voulait tous faire ce qu’il fait depuis 15 ans, on voudrait promouvoir la même musique que celle que tu défends à travers tes groupes et ton label. Aide nous ! Il était super content car ça commençait à descendre un peu et là il a vu 20 groupes de jeunes débarquer les uns après les autres chez lui… Boogie ça a été une étape importante, il nous a vraiment aidés. Il nous a parrainés, il a sorti des groupes, il a donné des conseils”.

Et voilà qu’en deux temps, trois mouvements, les labels locaux ou organisateurs de festivals comme Beast Records, Beating recording, Twist Kominterm ou Banana Juice, commencent à adhérer au rock garage, à faire signer les groupes et à les faire tourner et c’est ainsi qu’à Rennes pas moins de un ou deux concerts garage ont lieu par semaine à partir de 2012-2013. “A partir de ce moment-là, tout a décollé, on se voyait tous, tout le temps, dans une émulation saine car il y avait de la place pour tout le monde… Ca a créé une communauté, on faisait venir des têtes d’affiche européennes ou américaines comme les Growlers, les Dead Ghosts… Au Sympathic, on faisait 180 entrées, ce qui payait les groupes”. Et c’est cette communauté qui différencie le rock garage rennais des autres. Il y a bien sûr d’autres places fortes en France, mais chacune d’elles est principalement portée par un groupe emblématique. Citons par exemple Bordeaux portée par JC Satan ou Perpignan par Jack of Heart (groupe d’ailleurs totalement barré). A Rennes, c’est différent, il y a un amas de groupes, chacun portant et aidant l’autre, le principal n’étant pas de prendre la place de l’autre et de s’accaparer le leadership  mais plutôt de jouer ensemble le plus souvent possible et donc l’objectif commun est de trouver plein d’endroits pour jouer. Bien sûr, au bout d’un moment, inéluctablement des groupes sortent du lot, à l’image des Madcaps ou Kaviar Special….

Gérald Kergourlay et Julien d’Off\On !

Publicités
Cet article, publié dans Garage !, Non classé, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Express yourself !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s