Archive – Londinium

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Voilà 20 ans que ce premier album est sorti et je tiens à rendre hommage à ce groupe qui fait partie des mes écoutes les plus régulières.
C’est un groupe hors norme selon moi ; un collectif à géométrie variable mélangeant dans un bel équilibre : la pop, l’électro, le rap et le rock progressif voire trip hop souvent. Ils sont inclassables, indémodables et surtout capables de nous transporter dans leurs univers planant, enivrant.
Cet album très ambient est parmi les plus soft de leur discographie, riche à présent de 11 albums. Il est devenu une référence dans son genre trip hop et le rend bien avec le rappeur Rosko John qui continuera l’aventure archivienne mais par intermittence selon les envies.
La voix féminine très suspendue est celle de Roya Arab, qui malheureusement ne participera pas aux autres projets.

De loin, mon titre préféré est « Londinium », plage 6 ! Toute la palette d’Archive est là !
Une intro en arpège avec la voix de Roya, le lyrique en toile de fond, agrémenté de violons puis le chant scandé de Rosko en contre-temps rythmique, les violons reviennent en douceur et s’étirent avec langueur. Des notes de synthé, une grosse rythmique industrielle, arrivée des claviers et synthés par dessus, une montée en puissance suspendue puis une retombée tout en douceur qui nous accompagne tranquillement en nous déposant sur terre après avoir décollé durant 5 minutes et 19 secondes. Quel pied ! Je le passerai en boucle des milliers de fois ce « Londinium » captivant.

A écouter Archive, ils nous poussent au lâcher prise avec des temps calmes puis la tempête puis de nouveau le calme. Ces effets sont encore plus marquants sur les albums suivants. Des titres en montagnes russes où il faut avoir le cœur bien accroché comme par exemple sur leur troisième album ‘You all look same to me’ avec le titre ‘Finding it so hard’ …vous comprendrez mieux leur maîtrise… mais bon là je m’égare dans leur discographie…

Ils se disent tous tourmentés par l’époque actuelle et on le ressent à l’écoute des ambiances très filmiques (réalisation de BO de films). Ils puisent leurs sources sur le monde qui gronde en souterrain avant l’explosion salvatrice et incantatoire d’un chaos qui nous guette.

Leur marque de fabrique, ce sont aussi des morceaux non formatés avec des durées «  ad libitum » telles qu’avec ‘lights’ qui s’étire sur plus de dix-huit minutes sur l’album du même nom.
Certes, ils ne font pas l’unanimité, loin de là, mais un public les suit, surtout en France plus qu’Outre-Manche. Ces anglais sont des têtes d’affiche de festival et remplissent des salles.

Je finirai ma chronique en vous présentant les deux membres fondateurs que sont Darius Keeler et Danny Griffiths aux arrangements, samples, claviers, synthés.
Ce sont les cerveaux et l’âme de ce groupe : des métronomes et chefs d’orchestre hors-pair qui savent s’entourer d’excellents musiciens et interprètes.

Eddy for Off\On !

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