The Missing Season – Interview

Off\On ! #3 se rapproche à grands pas… Petit rappel, cet événement immanquable aura lieu le samedi 12 mars à la Halle au Beurre de Saint-Aubin-du-Cormier et pour l’occasion, nos chers invités  The Missing Season nous ont donné une interview passionnante que je vous laisse déguster….

Dans le cadre de notre soirée Off\On ! #3, nous avons chroniqué sur notre site vos deux derniers albums “After Hours” et “Getting back”. Mais ces albums, aux arrangements plutôt électriques, font suite à des albums plus folk et atmosphériques. Par conséquent, comment définir The Missing Season ?

Nicolas : Est-ce qu’on doit forcément se définir par un style particulier, une fois l’habillage des arrangements retiré on retrouve un morceau classique couplet/refrain que l’on peut jouer à la guitare folk, ce qui est véritablement un changement pour nous et un choix délibéré, c’est le rythme de certains morceaux, volontairement plus dynamiques. Il y aura toujours des morceaux downtempo dans The Missing Season, mais depuis Afterhours nous avons envie de transmettre une certaine énergie. Cette énergie a toujours été latente même depuis The Secret Map avec le morceau Road To Never par exemple ou Blackbride dans l’album To The Fire ou encore New Sun sur notre EP de 2010. Mais Afterhours à été l’occasion d’appuyer sur la pédale, le thème et les paroles des morceaux allaient de toute façon dans le sens d’une accélération.

Au fil de votre discographie, vous donnez cette impression de groupe explorateur, sans cesse à la recherche de nouvelles contrées musicales. Avez-vous besoin de ce renouvellement permanent pour avancer ou tout se fait par opportunité ?

Nicolas : Il y a, c’est clair, un besoin d’avancer, de ne pas employer les mêmes recettes à chaque fois, (concrètement dans l’album To The Fire par exemple on a utilisé pas mal le bottleneck dans les arrangements puis on s’en est lassé), on a les arrangements et les sons en tête le plus souvent, après reste à trouver parmi les instrus qu’on a, pédales, effets etc.. Ce qui colle au mieux à ce qu’on a en tête.

Marin : en fait c’est assez simple, ça se fait comme tout dans la vie. On grandit et on change un peu. C’est ça qui se reflète dans notre musique. Ça change un peu mais on se reconnait toujours.

Votre dernier “Getting Back” synthétise tout le rock indépendant des années ‘90. Vos premiers albums étaient fortement influencés par le folk (“To The Fire”), voir l’ambient (“The last Summer”). Êtes-vous des érudits de musique et si oui, avez-vous des références particulières ou piochez-vous un peu partout ?

N. : Ouais d’ailleurs on prépare une synthèse 80’s pour le prochain album ! 😉 Erudits non ; on écoute pas mal de chose oui, et on redécouvre des albums, mais on n’écoute pas de la musique on se disant « tient on va faire pareil » c’est juste qu’on assimile plus ou moins bien nos influences. C’est le morceau qui décide et ce qui nous vient en tête, s’il faut mettre un gros beat de rap parce qu’on l’entend, on le mettra !

M. : C’est vrai et aussi, c’est dans les années 90s qu’on est vraiment devenu fan de musique, à l’adolescence. C’était amené à ressortir un jour ou l’autre !

Les morceaux de “Getting back” sont plus directs, plus spontanés que ceux de vos précédents albums, les avez-vous testés sur scène avant de les graver sur album ?

M. : Oui, en effet, ça fait plus d’un an qu’on joue ces morceaux en live. On les a vraiment écrits en pensant à la scène. Il n’y a pas d’arrangements sur le disque qu’on ne peut pas faire en live.

Avec l’apport électrique des deux derniers albums et l’arrivée notamment d’une batterie et d’une basse, vous avez changé d’univers en devenant un véritable groupe de rock. Cette nouvelle orientation coïncide-t-elle avec l’envie de faire plus de concerts et d’avoir une autre relation avec le public, plus directe ?

N. : Depuis To The Fire en 2009, on a commencé les concerts avec une formule à 4 ou 5 selon les dates mais c’était déjà électrique, et avec l’E.P sorti en 2010 on ne jouait pratiquement aucun morceau folk sur scène. Après on continue ponctuellement les concerts à trois avec un répertoire plus calme. Il n’y a pas de préférence pour nous entre les deux formules, la version électrique est libératrice et lorsqu’on voit les gens bouger leur tête c’est encore plus libérateur. La deuxième formule est plus introspective, plus calme et c’est tout aussi bien.

Même si vos deux voix caractérisent toujours aussi fortement vos morceaux, on n’a jamais autant ressenti l’apport des autres membres du groupe au niveau des arrangements. Avez-vous changé et adapté vos méthodes d’écriture pour cet album ?

N. : On écrit tout à deux depuis le début sauf certaines parties de batterie, Après on a adapté les arrangements pour que ça colle au live.
M. : Pendant l’écriture de l’album, on a aussi essayé d’imaginer comment les gars joueraient les morceaux et ça nous a influencé sur l’écriture je pense.

Vous êtes un groupe assez prolifique et même endurant, “Getting Back” étant votre cinquième album (sans compter les EP) en à peine 10 ans. Êtes-vous jour et nuit en constante ébullition créative et avez-vous d’autres projets en parallèle ?

N : Malheureusement ou heureusement on a un travail à côté… Dans l’idéal ça serait cool de consacrer tout son temps à la musique, et ça laisserait l’occasion de participer à d’autres projets. Après, le boulot, (en plus de la paye !) génère un panel d’émotions positives comme négatives, et c’est précisément là que des mélodies ou des idées de morceaux arrivent spontanément, donc ça tombe bien car la retraite est encore loin ! En gros tant que notre vie sera faite de va-et-vient constant entre frustration et contentement et qu’il y aura des congés payés on continuera de chanter et de faire des albums.

Sur votre bandcamp, il est possible de télécharger la version numérique de tous vos albums, libre à l’auditeur de choisir son prix. J’imagine que l’idée est de faire circuler au maximum votre musique et de garder une grande liberté artistique. Quel est votre regard en tant qu’artiste sur l’industrie musicale ?

N : A l’ère du tout numérique le potentiel de diffusion est sans limites, et pleins de possibilités s’offrent aux groupes que ce soient les plates-formes de streaming en tout genre ou le crowdfounding par exemple. Après pour celui qui s’accroche un peu pour faire de la bonne promo, c’est un boulot à plein temps, d’ailleurs on remercie Martial des Disques Normal qui bosse énormément et sur son temps personnel pour faire découvrir les groupes du label.

M. : L’idée de tout mettre en prix libre, c’est en effet d’encourager les gens à écouter notre musique sans être bloqué par des contraintes financières. Aussi, on télécharge nous-même tout ce qu’on écoute donc un moment faut être cohérent.

Une dernière petite question, pour nous qui sommes impatients de vous voir jouer cet album taillé pour la scène : à quoi ressemble un concert de The Missing Season en 3 mots (ou plus si le cœur vous en dit !) ?…

WE LOVE FEEDBACK !

Interview réalisée par Julien for Off\On !

 

 

 

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