Kalamar Superstar – Interview

klmr kaleidoscope

Dans le cadre de Off\On ! #2, Kalamar Superstar nous a donné une belle interview qui, je l’espère vous donnera envie de les découvrir et de les voir en concert le vendredi 27 novembre à la Halle au Beurre de Saint-Aubin-du-Cormier …

On peut dire que votre équipage a de la bouteille : un membre de Mermonte, un autre de  Sinister Folks, un autre de Lady Jane et enfin un de We Fight. Comment une telle rencontre a pu avoir lieu et quelle est la chose commune qui a rendu ce projet possible (à part votre affection pour les céphalopodes !) ?

En fait, on est tout simplement potes de très longue date et originaire du même coin de Bretagne. On se connaît depuis qu’on est adolescent donc on se fréquentait déjà avant nos activités au sein de Sinisters Folks , We Fight, Mermonte ou Lady Jane.

On pense bien sûr à “Nautilus” ou à “Vingt mille lieux sous les mers” avec un nom de groupe pareil. Tout ça mérite bien une petite explication…

C’est parti d’un mauvais jeu de mot tellement énorme qu’on ne pouvait pas passer à côté… A l’origine du tout 1er album (2008), on a cette imagerie entre Jules Vernes et Wes Anderson que nous a aidé à écrire le 5ème Kalamar, un ami qui reste dans l’ombre. Ça a donné naissance à une pseudo épopée aquatique où un équipage de bras cassés, loosers, fuient le monde, et à qui il arrive des aventures plus ou moins extraordinaires… Au delà de ne faire marrer que nous, c’est surtout un prétexte pour se moquer gentiment des sempiternels clichés rock, sex, drugs & déceptions sentimentales… ça permet de ne pas se prendre au sérieux, tout en jouant sérieusement notre musique…

Vu que vous avez chacun votre propre expérience, comment s’implique chaque membre dans l’écriture des morceaux ?

Pour la conception d’un morceau il n’y a pas de règles, tout le monde met la main à la pâte. Chacun d’entre nous peux arriver avec une idée plus ou moins aboutie, un riff, un thème, voir un morceau complet. Après ça parle ou pas. Aux autres de s’en emparer et d’y ajouter ou d’enlever des éléments ou parties, d’y refaire ses propres arrangements. On a déjà construit un morceau à partir d’un riff, qui n’y figurait même plus à la fin. On se passe la main pour ne garder que ce qui fonctionne.

C’est la combinaison et le mariage de nos sensibilités musicales qui fait que ça fonctionne… ou pas…

À l’écoute de votre album, j’ai tout de suite pensé au courant lo-fi des années 90 avec des groupes comme Pavement notamment, ce que je n’avais pas ressenti aussi clairement dans vos groupes respectifs. Est-ce un choix artistique délibéré ou alors une combinaison des influences de chacun des membres ?

Dans KLMR, on y met des idées et influences propres et communes. Et nous sommes définitivement des enfants des 90’s. Il est certain que la scène alternative noise grunge de l’époque à clairement marqué notre adolescence, on s’est construit à cette époque là, même si on a évidemment continué à s’ouvrir à d’autres trucs, été baignés par d’autres musiques et apprécié d’autres époques. Pour ce qui est de Pavement, il y a de grands fans de Malkmus et sa bande parmi nous mais ça n’a jamais été évoqué dans la conception. Il est toujours amusant de voir ce à quoi notre musique fait écho chez les autres. On peut aussi dire, pour être honnêtes que vu le nombre de nos influences, on ne sait plus très bien nous même, où l’on se situe… mais Pavement merci on prend !

Le dernier morceau de l’album “Undertow”, avec une longue montée en puissance instrumentale de plus de 10 minutes, se démarque vraiment des autres morceaux et m’a fait penser entre autres aux derniers travaux de Sonic Youth. Quelle est l’histoire de ce morceau et est-ce une piste de réflexion pour la suite des aventures de Kalamar Superstar ?

Undertow était en fait au départ, un petit morceau punk rock, qui s’est vu lentement transformer en krautrock par le rythme de batterie, pour ensuite être complètement abandonné. On ne savait pas trop bien quoi en faire. Ça n’avait plus ni queue ni tête. Puis finalement un peu par hasard, à l’occasion d’une longue nuit on l’a déterré, pour le déconstruire, l’étirer dans tous les sens et le reconstruire éléments par éléments. C’est aujourd’hui un énorme pied de le jouer live. Et effectivement il y a là des pistes qui nous plaisent pas mal à développer par la suite… entre autres.

A priori, la maturation de l’album a été un peu compliquée et “Blues Cruise” constitue votre premier vrai album depuis la création du groupe. Le voyez-vous comme une sorte d’aboutissement ou le début d’une nouvelle étape dans la vie du groupe (ce que nous espérons tous !) ?

Les deux mon capitaine! C’est un aboutissement dans le sens où contrairement à notre première production, celui-ci a été écrit à 4 et marque l’arrivée en cours de route d’un nouveau batteur. 
Et en même temps, c’est une étape en attendant la suite, maintenant que nous avons à la fois une direction et de nouvelles pistes à explorer.

J’imagine que vous avez tous un emploi du temps assez chargé, vu que vous faites tous partie d’au moins une autre formation. Dans ce contexte, considérez-vous “Kalamar Superstar” comme un projet alternatif, appelé à durer ou pas selon le succès rencontré ?

On dira, un projet alternatif destiné, on l’espère, à continuer. On a toujours plus ou moins fait de la musique ensemble. Chaque chose en son temps, après tout est affaire d’organisation et d’agendas.

Dans quel état êtes-vous à quelques jours de la sortie de votre premier album ? Eprouvez-vous une certaine excitation… ou peut-être de l’appréhension ?…

Pour l’instant, on a plutôt de bons retours, donc on a hâte qu’il sorte, et surtout de trouver des dates pour le défendre… ça motive aussi pour la suite!

Une dernière petite question, pour nous qui sommes impatients de vous voir jouer : à quoi ressemble un concert de Kalamar Superstar en 3 mots (ou plus si le coeur vous en dit !) ?

À du joli bruit, on l’espère. Donc, venez nombreux(ses), et accompagné(e)s…

Ah et oui, à noter qu’en ce moment notre guitariste Ulrick étant momentanément invalide, nous avons la chance d’avoir trouvé un gentil remplaçant de luxe en la personne de notre ami Ghislain Fracapane de Mermonte.

Interview réalisée par Julien for Off\On !

https://kalamarsuperstar.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/Kalamar-Superstar-77098228185/

Publicités
Cet article, publié dans Band !, Off\On ! #2, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Express yourself !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s