Formica – Interview

Formica portrait-1

Toujours dans le cadre de Off\On #2 qui aura lieu le vendredi 27 novembre à la Halle au Beurre de Saint-Aubin-du-Cormier, une interview de Formica pour vous donner envie de venir si vous hésitez encore ….

Avec presque 15 ans d’existence, Formica est devenu un des piliers de la scène rennaise. Vous jouez un rock à la fois énergique et mélancolique en ajoutant une pointe de décontraction qui nous rappelle ce fameux rock indépendant des années 90 (en particulier Pavement). Racontez-nous un peu votre histoire : un parcours du combattant ou un long fleuve tranquille ?

Comme le disait Lester Bangs : « Il ne suffira jamais de ne pas savoir jouer » ! Du coup, 15 ans de Formica… Ni une vallée de roses, ni un chemin de croix. De très bons moments, des réussites, quelques changements de line-up, une musique qui se bonifie avec le temps... Mais des piliers de rien !

Effectivement, Pavement a synthétisé toute la musique (ou presque) qu’on aimait au moment où on a commencé à en faire. Avant eux, on se contentait d’imiter Sonic Youth.

A chacune de vos productions, vous avez l’art et la manière de nous sortir des petites bombes musicales directes et basiques : “Podium”, “Tonight”, “My Story” et j’en passe… C’est presque devenu votre marque de fabrique. Ces petites perles sont-elles issues d’un processus d’écriture plutôt instinctif ou de longue haleine ?

On aime avant tout les « tubes » : une chouette mélodie, un riff, une bonne ligne de basse et le truc de batterie qui va bien – du rock, quoi !

En général, l’un de nous ramène une chanson et on l’arrange ensemble. L’important, c’est que ça fonctionne pour chacun. Et comme on a tous excessivement bon goût, ça fait souvent un chouette morceau ! Le travail sur les paroles peut prendre plus de temps. Si on recycle largement le thème de la fille et du garçon, c’est un sujet trop sérieux pour le traiter à la légère !

Vos titres transpirent la passion des débuts, avec cette impression que vous donnez tout ce que vous avez à chaque morceau. Est-ce cette vision du rock qui vous plaît, ou même peut-être votre définition du rock ?

Ce n’est pas seulement une question de rock. Si tu ne donnes pas tout ce tu as, que ce soit en cuisine, en amour ou dans les loisirs créatifs, il y a peu de chance que ça donne quelque chose d’intéressant…

Cette impression d’« urgence » que peuvent avoir nos enregistrements correspond bien sûr à ce qu’on aime en musique mais est aussi liée aux contraintes avec lesquelles on doit composer ; par exemple, sur le dernier disque, la quasi totalité des morceaux a été enregistrée en une seule prise, pas seulement parce que c’était la bonne mais aussi parce qu’on disposait d’un temps de studio limité.

En revanche, le morceau “True/wrong”, issu de la compilation “Embedded” de votre label, se démarque du reste de votre production avec un côté très pop. Vue la qualité du morceau, j’imagine que vous avez eu d’excellents retours. Avez-vous été tentés d’aller dans cette direction, plus accessible pour le “grand public” ?

Lorsqu’il s’est agi de faire cette compilation, on s’est rapidement dit que ce morceau, avec lequel on avait l’habitude de débuter nos concerts, serait parfait pour ouvrir le disque, à la fois musicalement et de par sa thématique. Et comme c’est nous qui décidions du track-listing…

C’est un morceau très pop – on pensait même à R.E.M. en l’enregistrant ! -, sans doute plus que le reste de notre répertoire, mais on aime ça, les jolies mélodies, les arpèges de guitare, faire danser ta copine…

L’histoire de votre groupe et celle de votre label Inmybed semblent a priori concomitantes. L’objectif de créer votre propre label était-il d’avoir plus d’emprise et de contrôle sur vos productions? D’ailleurs, n’est-il pas trop difficile de concilier les deux ?

La première sortie d’Inmybed était le 10 » de Formica, donc oui, il y concomitance.

On avait envoyé les bandes à nos 4 ou 5 labels favoris en leur disant que s’ils n’en voulaient pas, on le sortirait nous-même. Ils nous ont pris au mot.

C’est vrai qu’il n’est pas toujours facile de défendre sa propre musique, on est probablement plus à l’aise avec celle des autres, mais de toute façon, la question ne se pose pas, Inmybed n’a pas les moyens de nous payer un attaché de presse !

Une dernière petite question, pour nous qui sommes impatients de vous voir jouer : à quoi ressemble un concert de Formica en 3 mots (ou plus si le coeur vous en dit !) ?…

1, 2, 3, 4 !

Interview réalisée par Julien for Off\On !

Photographie : Renan Peron – http://www.analogic.fr/

http://www.inmybedmusic.com/?page=formica

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