Hinda Zahra et Miossec – Festival accords et à cris / première édition – 11/07/2015

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Deuxième temps fort du festival (après un concert de Pauline Croze et Natalia Doco et avant un concert de René Lacaille au bar le coquelicot) dans le cadre magnifique du château de Fougères.

En tant que spectateurs, toutes les positions sont permises: assis (sur la tribune en face de la scène), debout (au pied de cette même scène) ou allongé (on peut s’y asseoir aussi) sur les pentes herbues qui remontent vers les remparts.

Début de la soirée avec l’excellente chanteuse franco-marocaine Hindi Zahra, qui, par son charisme et son charme naturel, ne tarde pas à se mettre le public dans la poche avec une musique à la croisée de la pop, des musiques traditionnelles d’ Afrique du nord et de la variété française. Les morceaux s’enchainent sans baisse de régime. Cela me fait parfois faire penser au blues touareg de groupes comme Tamikrest pour les sonorités de guitare et la sensation de transe qui s’installe sur la durée.

Hindi Zahra, c’est avant tout une voix superbe et envoûtante, sans artifice, qui nous fait voyager.

Passant d’une langue à l’autre (anglais, berbère, français) avec aisance, le concert s’achève sur une « danse du cheveux » étonnante: la chanteuse à genoux fait tournoyer sa tête dessinant dans l’air avec sa chevelure des lignes et courbes abstraites: jeu scénique du plus bel effet.

Je ne suis pas vraiment un aficianodo de ce type de musique mais j’ai cependant passé un excellent moment qui m’a donné envie de mieux écouter les albums de la chanteuse.

Une petite demi-heure de pause et apparait Miossec, entouré d’un groupe de 5 musiciens: guitare, basse, batterie et deux choristes multi instrumentistes.

Personne ne chante mieux que le brestois l’ inexorabilité du temps qui passe et ses effets collatéraux dévastateurs: les rendez-vous manqués, l’usure du couple, de l’amour, l’usure tout court, même si Miossec affirme dans son dernier opus que tout n’est pas foutu qu’ « on vient à peine de commencer. »

Chanteur d’une humanité touchante, d’une sincérité totale, Miossec, malgré des maladresses (un chant écorché pas toujours maitrisé, ce qui n’est pas un problème sauf quand on ne comprend pas les paroles) touche au coeur avec ses classiques : « regarde un peu la France », « la mélancolie », « Brest ». Posture de lutteur, il semble aborder chaque chanson comme un combat. Au final, Miossec livre une bonne prestation au cours de laquelle la puissance de son interprétation fait mouche sur les morceaux les plus calmes.

Thierry for Off\On !

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