Jean-Louis Murat à Mythos le 9 avril 2015 : bof, bof, bof…

mmy

Retour dans nos contrées de l’auvergnat hirsute à l’Aire Libre de Saint Jacques de la Lande dans le cadre du festival rennais Mythos.

Pas de Delano Orchestra (qui accompagne Murat sur « babel » son dernier album) mais un excellent groupe pêchu et groovy pour un set qui démarre assez rock. On connait le talent de guitariste de Murat : un jeu à la fois rugueux et aérien. Le set commence sous de bons augures donc. Mais plusieurs choses vont venir parasiter la suite du concert.

Tout d’ abord, Murat utilise de plus en plus sa voix comme un instrument de musique, prenant un malin plaisir à rendre les textes inaudibles en accentuant son aspect nasillard : un peu dommage quand on connait le talent de parolier du bonhomme.

Certains morceaux s’étirent de manière excessive: parfois la mayonnaise prend, parfois on peine à lutter contre le sommeil. Il est vrai que les confortables fauteuils rouges de l’aire libre ne nous y aident pas.

Enfin, les vannes récurrentes hyper lourdingues (j’ai bien dit hyper lourdingues), sur (contre) Dominique A (cible étonnante!) ont fait rire jaune une bonne partie du public à plusieurs reprises.

Ce style d’ humour bougon et gueulard déjà entendu chez Murat passe plutôt bien à la télé. Il fut un temps où JLM était un bon client des plateaux tv ou radios, d’émissions du style « on n’est pas couchés » ou « le grand journal ». Toujours prompt à balancer des vannes cassantes, ses interventions étaient au final assez salutaires dans des émissions à l’humour calibré où la langue de bois est de mise. Dans le contexte d’un concert, où le public est conquis d’avance et vient pour la musique, c’est une autre affaire: au mieux, il s’agit d un humour au sixième degré qui n’ apporte rien ; au pire on peut se poser la question : notre homme serait- il aigri, jaloux du succès actuel de Dominique A?

Je garde un bon souvenir d’un concert de JLM à la salle de la cité à Rennes il y a une dizaine d’ années (époque « Lilith ») et cette évolution est d’autant plus regrettable que notre homme a du talent ; espérons qu’il ne persiste pas dans la voie d’un stand up de bas étage.

Jean Louis Murat se rêve en Neil Young du « six-trois » regardant du haut de ses collines clermontoises le rock français.

Allez Jean Louis, recentre toi sur la musique, laisse tomber les vannes foireuses, alors tu deviendras le loner du Puy de Dôme.

Thierry for Off\On !

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